La seule vraie question des app makers : « Mon app est-elle virale ? »

La seule vraie question des app makers : « Mon app est-elle virale ? »


Aaron Patzer, le fondateur de l’appde gestion de budget mint.com a décidé de sonder des personnes dans la rue avant de lancer son app. Lui et son équipe ont ainsi fait tester l’application dans les transports en commun et ont demandé aux sondés de répondre par oui ou non à une seule question : « Etes-vous intéressé par l’utilisation de cette app ? ». Aaron Patzer et son équipe ne se sont pas contentés de noter oui ou non, ils ont également jaugé l’enthousiasme des personnes interrogées durant leur réponse. Jusque là, c’est une démarche simple et engageante.

S’inspirant de ce test, Shane Walker, un entrepreneur en série, a créé une nouvelle manière de jauger non seulement l’intérêt des sondés, mais en plus de savoir si l’application a un potentiel viral ou non.

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De l’importance du bouche à oreille

La plupart du temps, quand nous téléchargeons une app, c’est parce-qu’un proche nous en a parlé. Pour 77%, selon une étude d’Ofcom, les applications sont téléchargées parce-qu’on a vu un membre de notre famille ou un ami se servir de l’application et avons eu envie de l’essayer… un téléchargement dû donc au bouche à oreille. Pour rendre une application virale, il faut donc d’abord penser au bouche à oreille.

Le seul test de viralité que vous devez connaître

En juin 2014, l’équipe de Shane Walker a créé plusieurs prototypes d’applications photos avec des concepts différents : du classique modèle de l’éphémère à une app un peu plus bas de gamme au concept un peu fou. Pour choisir sur quel concept se concentrer, ils ont développé un test pour jauger du potentiel bouche à oreille de leurs concepts. Comme l’a fait Aaron Patzer pour Mint, Walker et son équipe sont allés sur le terrain, à San Francisco, rencontrer les usagers des transports en commun.

L’équipe de Walker a pitché les apps, les a présentées et les a faites tester aux passants pendant quelques minutes. A la différence du test effectué pour Mint, les noms des applications n’ont pas été révélés. A aucun moment les sondés n’ont pu voir le nom. Si jamais le sondé, pendant la démo, demandait le nom de l’application ou à quel endroit la trouver pour la télécharger, Walker et son équipe inscrivaient OUI dans la case bouche à oreille.

A la surprise générale, c’est le concept le plus fou qui a remporté le test du bouche à oreille. Doublie, une app qui permet d’insérer des portraits de célébrités, des icônes de pop cultures et des stickers sur ses propres photos. Les concepts les plus évolués comme la visualisation de données n’ont pas gagné au test de popularité du bouche à oreille. L’équipe de Walker n’aurait jamais imaginé que ce concept remporterait le test. En l’effectuant, ils ont pu se concentrer sur le plus viral et donc le plus susceptible d’être téléchargé en nombre.

Pour les app makers qui veulent penser viral (c’est à dire tous le monde, non ?), le seul test à faire est celui-ci. Si les utilisateurs manifestent de l’intérêt pour l’app après l’avoir vu utilisée, c’est qu’elle a un bon potentiel de bouche à oreille. S’ils demandent le nom pendant le test, c’est comme s’ils en demandaient plus à propos de l’app à un ami qui leur ferait découvrir. Cela signifie que le produit créé a un réel potentiel de partage.

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